GfG France, l’entreprise mâconnaise spécialiste des systèmes de détection de gaz

GfG France, basé à Mâcon, équipe les entreprises pour les protéger en cas de présence de gaz dangereux.

Alain Flachon, directeur général de GfG France. (© Aletheia Press/LBrémont)
Alain Flachon, directeur général de GfG France. (© Aletheia Press/LBrémont)

Du 30 janvier au 1er février à Paris, toute la filière hydrogène s’est réunie durant le salon Hyvolution. L’occasion pour les exposants, d’interroger le marché en pleine construction, de prendre des contacts pour un projet ou de trouver la solution technique à une difficulté rencontrée. Les questions de protection étaient également abordées avec, notamment, la présence de GfG France, une entreprise basée à Mâcon.

« Nous assurons la sécurité des biens et des personnes, grâce à des dispositifs de détection de gaz » introduit, Alain Flachon, Directeur Général de GfG France, filiale du groupe allemand du même nom créé et dirigé par la famille Hübner. Pharmaceutique, agro-alimentaire, industrie… Les équipements proposés par l’entreprise doivent s’adapter à des environnements et à des contraintes variés. « Le secteur de l’hydrogène ne présente donc pas, pour nous, de spécificités particulières supplémentaires à prendre en compte » note Alain Flachon.

Les petites entreprises aussi

GfG conçoit et installe des unités de contrôle et d'évaluation adaptées à la taille et au secteur d’activité des entreprises. (© Aletheia Press/LBrémont)

Pour des professionnels amenés à intervenir dans des situations multiples, GfG propose des équipements de protection individuels. Les boîtiers portables peuvent détecter plusieurs gaz. Lorsqu’un seuil d’alerte est atteint, signaux lumineux, vibrations et avertisseur sonore se déclenchent. « Cet équipement convient aussi à des petites structures comme celles des vignerons » relève le directeur général de GfG France. Lequel déplore, au passage « les nombreuses intoxications au dioxyde de carbone, qui ont lieu tous les ans en France, en viticulture. »

Mais la protection individuelle n’est, bien souvent, qu’une première étape. « Malheureusement, même avertie d’un danger, une personne peut être prise d’un malaise avant d’être en sécurité » poursuit Alain Flachon. Les unités de contrôle et d'évaluation apportent donc un niveau de sécurité supplémentaire. « Jusqu’à 128 détecteurs peuvent y être connectés. En cas d’alerte, la ventilation peut être enclenchée automatiquement par exemple » détaille le responsable qui tient à rappeler l’importance de l’entretien des équipements. « Nous proposons des contrats de maintenance sur cinq ans, qui comprennent les pièces détachées ».

Innover

Pour Alain Flachon, la force de GfG réside dans des produits entièrement fabriqués en Allemagne et dans sa capacité à innover. « Le groupe investit, chaque année, 10 % de son chiffre d’affaires annuel dans la recherche et le développement » souligne-t-il. Une stratégie pour améliorer le matériel et explorer des technologies innovantes. « Il y a quelques années, nos cellules de détection d’oxygène avaient une durée de vie de deux ans. Cette durée est actuellement de six à sept ans » illustre le directeur général.

Une vision entrepreneuriale qui a séduit le champagne Krug en pleine construction d’un outil de vinification dans la Marne. « La solution que nous avons imaginée, avec un volet connecté, pour le projet « Joseph 2.0 », à Ambonnay, a été retenue » se réjouit Alain Flachon. Un beau coup de projecteur pour la filiale française, créée en 2015, qui vient de réaliser un chiffre d’affaires de 3,3 millions d’euros. « Nous sommes à l’équilibre pour la première année, constate le directeur général. Notre objectif est d’atteindre 4,2 millions l’année prochaine ». Pour cela, un recrutement a été lancé pour renforcer l’équipe de 18 collaborateurs, mais les candidatures se font rares. De quoi donner des idées à Alain Flachon. « Pourquoi pas trouver des partenaires pour ouvrir une académie de formation sur nos métiers ? » s’interroge-t-il.

Pour Aletheia Press, Laetitia Brémont