Ophtalmologie Express : apporter un service qui dépasse le simple soin

Le 7 mars dernier, le groupe Ophtalmologie Express ouvrait son huitième centre à Besançon alors qu’un autre devrait suivre à Dijon en mai prochain. Avec sa solution, l’entreprise oscille entre lutte contre les déserts médicaux et accès aux soins facilités.

A Besançon, le centre Ophtalmologie Express a ouvert début mars tandis qu’un centre pluridisciplinaire du groupe est attendu à Dijon en mai prochain. (© Ophtalmologie Express)
A Besançon, le centre Ophtalmologie Express a ouvert début mars tandis qu’un centre pluridisciplinaire du groupe est attendu à Dijon en mai prochain. (© Ophtalmologie Express)

La pénurie de cabinets d’ophtalmologie et les délais d’obtention d’un rendez-vous ont conduit Steeve Krief à s’associer à un médecin ophtalmologue pour créer, en 2017, le groupe Ophtalmologie Express. « Il s’occupe du pendant médical quand je gère le développement de l’entreprise » précise le co-fondateur qui voulait palier un manque sur les territoires et apporter un service qui dépasse le simple soin. « Le service passe d’abord par l’accueil mais aussi par un parcours de soin optimisé où l’attente reste limitée. » Le groupe se félicite d’être le seul centre ophtalmologique à avoir obtenu la norme ISO 9001. Pour aller plus loin dans sa démarche, Steeve Krief privilégie le cadre. « Les centres médicaux sont souvent aseptisés. Nous voulons que les nôtres soient cosys et chaleureux, qu’ils n’évoquent pas cette dimension médicale. »

S’ouvrir sur la Bourgogne-Franche-Comté

Après l’Ile-de-France, la Normandie, la Bretagne, l’Occitanie ou l’Alsace-Lorraine, Ophtalmologie Express s’est implanté en Bourgogne-Franche-Comté, à Besançon, en ouvrant un centre le 7 mars dernier. « C’est une ville moyenne en pénurie de médecins ophtalmologistes de secteur 1. » Cette catégorie de professionnels conventionnés permet aux patients de ne pas avancer les frais et de ne pas avoir à régler de dépassement d’honoraires. « 40 % de la population renoncent aux soins à cause des délais ou du manque de moyens. Nous voulons leur rendre cet accès. »

Depuis son ouverture, le centre bisontin ne désemplit pas et le fondateur table sur une fréquentation de 1 000 personnes par mois. Sur place, trois médecins se relaient pour accueillir les patients. « Nous avons un médecin du territoire et espérons que d’autres nous rejoindrons. Avec le statut de salarié, ils profitent d’autres avantages par rapport au libéral et mènent les activités en parallèle. » En attendant que des professionnels du territoire rejoignent son équipe, Steeve Krief fait appel aux 13 médecins de son groupe. « Depuis notre ouverture, les clients apprécient les délais raisonnables pour obtenir un rendez-vous mais aussi la qualité de l’accueil et des soins. »

Continuer sur la lancée

Parallèlement, le groupe prévoit l’ouverture d’un centre pluridisciplinaire à Dijon en mai prochain. « La pénurie est moins importante. En plus d’un ophtalmologiste, nous réunirons un gynécologue, un ORL, un psychologue et un médecin généraliste. » Le groupe se fixe l’objectif d’ouvrir deux centres par an et de proposer des rendez-vous en moins de dix jours.

Pour Aletheia Press, Nadège Hubert